vendredi 26 janvier 2007

Tavernes Grecques


Le Vendredi soir, en hiver, toutes les tavernes ouvrent, comme chaque jour en proposant, de surcroît, des soirées musicales ...
L'ambiance y est bon enfant, les musiciens de qualité et la cuisine "Grecque" ...
En Grèce, les produits sont de saison : pas de raisin en hiver, ni de concombre, ni de tomates ... Encore moins d'avocats, de kiwis, de litchis, d'ananas... Non des pommes de terre, des carottes, des poireaux, des pommes et des oranges ...
Souvent, la cuisines des tavernes est faite à base de ces produits ... La seule chose qui pourrait heurter le "raffinement d'un palais Français" habitué aux produits industriels, légumes et viandes emballés sous-vide, c'est le fait que chaque taverne propose, à peu de chose près, les mêmes menus : bons plats d'hiver en sauce, grillades, salades, feta ... Pas de carte, avec la "ronde desfromages" ou la "farandole desdesserts. (Pas même de cartes de desserts proposées !)
Pas de fantaisie donc, mais juste une ambiance bonne enfant et la joie de partager un plat sans "chichi" à petit prix ( et ça, ce n'est pas non plus négligeable) ..
Et quand la musique est bonne ! ....

jeudi 25 janvier 2007

retour en France


Plus qu'une journée avant que je ne regagne ma Patrie: la France, certes pour trois semaines seulement, mais, faisons un petit tour d'horizon de ce que je vais pouvoir y retrouver, outre le plaisir de revoir des êtres chers : enfants, petits enfants, parents, ami(e)s ....
Vais- je prendre le train ou un avion qui risque d'entrer en collision avec un camion, de surcroît enneigé ?
Peu importe, soyons déraisonnable et optons pour l'avion, moyen de locomotion réputé plus rapide, s'il n'y a pas de grève en prévision ... Ensuite, irais-je, comme une "brave", affronter la montée de Montmartre ou bien aurais-je la "bravitude" d'affronter l'escalade du Mont Valérien ? (versant ouest, bien sûr ! )
Peu importe, ma Patrie m'est chère : 4000 Euros promis en qualité de professeur ... Il faut vraiment que je relise mon contrat !
Mon parcours touristique sera-t-il suivi par les Renseignements Généraux ? Devrais-je affronter des autobus en flammes ? Aurais-je de l'éclairage, du chauffage, enfin la "Fée EDF" sera-t-elle, pour mes os surgelés par l'amplitude thermique, providentielle ? ...
Ne serais-je qu'une "Grecque", claquant des dents, égarée dans les couloirs du métro, cherchant un abri sur le Canal Saint Martin et une bonne soupe dans un restaurant "au Grand Coeur" ?
Toutes ces questions me viennent en préparant une hypothétique valise où je ne sais que mettre : crème solaire ? Après-ski ? J'ai du mal à caser les palmes et la luge ...
Recommençons ! Zut ! Je ne sais plus ce que j'ai fait du texte du "Programme Commun" !...
Ca ne fait rien, en arrivant à Roissy j'achèterai "Télé 7 jours" ...

mardi 23 janvier 2007

En route pour NEMEA


Aujourd'hui, j'apprends qu'il neige dans plusieurs départements Français, alors nous profitons qu'ici il fasse environ 18 ° et un ciel assez bleu pour aller faire un peu de tourisme ...
Nos pas nous conduisent vers Néméa(à quelques kilomètres de Nafplio) : là où Heraklès aurait vaincu le lion de Némée pour ensuite revêtir sa peau, en guise de manteau, les hivers de cette époque étant , sans doute, plus rigoureux ...
Sur le site, calme et isolé, entouré de cyprès et d'oliviers, nous avons foulé le sol sablonneux du stade Antique, grimpé une colline arborée, inondée de lumière et regagné l'ancien village de Néméa qui comprenait un temple, des habitations et un hôtel dont il reste de beaux vestiges, ainsi que des thermes avec une piscine ...
"Le Club Med" en 380 avant JC, avec Hercule pour JO ...
Malgré nos efforts, nous n'avons cependant pas retrouvé la moindre trace du lion...
Puis, cette page culturelle bouclée, nous avons suivi des panneaux routiers indiquant une "Route des Vins" ... Les villages traversés se composaient de quelques fermettes, sans intérêt particulier, entourées de vignes, noires et desséchées, en cette saison ...
Quant aux lieux de "dégustation", ils ressemblaient plutôt à des entrepôts ...
Alors nous avons rebroussé chemin, sans même aller boire un petit verre, mais rassurés à l'idée que notre caviste, M. Karonis, vendait, lui, d'excellents vins en bouteilles et non pas en tonneau de plastique .
L'une de ses réserves: le "Néméa spécial" (2004) s'apparente un peu à un Chinon, il a une belle couleur rouge clair et son goût est un savant et fin mélange d'épices et d'amandes ...
A déguster tranquillement, chez soi, confortablement installé(es) dans un fauteuil ....
La "Route des Vins" (Grecs), finalement nous la connaissions, c'est juste en bas de chez nous...

lundi 22 janvier 2007

L'Abbé Pierre

Aujourd'hui, exceptionnellement, je me bornerai à commenter les nouvelles Françaises, entendues ce matin et la journée durant, sur France Inter...
Aujourd'hui, pas de photo illustrant ma chronique, je m'associe en quelque sorte à ce "Deuil National", l'information étant tombée : "Mort de l'Abbé Pierre" ....
Puis, se sont succédées les réactions des personnalités politiques, toutes pleurant le Grand Homme, comme s'il était de leur famille.
Mais, leurs larmes sont de crocodile et leurs discours amnésiques, car, il
n' y a pas si longtemps, ils lui avaient, pour la plupart, refusé le droit de réquisitionner des logements vides au profit des sans-logis, au nom du sacro-saint droit de propriété ...
Aujourd'hui, les mêmes, improvisent des éloges funèbres avec des trémolos dans la voix.
En vue d'une "Grand-Messe télévisée, ils distribuent un morceau de "Panthéon", mais leur regard mouillé trahit une profonde inquiétude, ils s'interrogent, en s'essuyant les yeux et en se mouchant dans leur beau linge :
- " Et maintenant que l'abbé Pierre est mort, qui est-ce qui va nous débarrasser de nos vieux frigos ?" ...

( Quant au journal télévisé de ce soir, en Grèce, pas même un commentaire ...)

dimanche 21 janvier 2007

Promenade en images à Nafplio





Ce Dimanche est un véritable "Petit été dans l'hiver", (20° - soleil- ciel bleu) qui se prête à une flânerie en images, à travers Nafplio....

Les marins rentrent du large, les pêcheurs déploient leurs lignes dans l'espoir d'améliorer le repas dominical . Un peintre du Dimanche a déployé son chevalet ...

Après la messe, les terrasses de café se remplissent ....


Les parcs publics invitent le promeneur fatigué à une courte pause.

































samedi 20 janvier 2007

La langue Grecque


Pour s'intégrer le mieux possible dans un pays , je pense qu' il est nécessaire d'en parler la langue ...
Je cherche donc, à parler le mieux possible cette belle langue Grecque vieille d'au moins de 3000 ans, mais qui n'est sans doute pas la langue Européenne la plus facile (quoique le Néerlandais !... ne doit pas être très simple non plus ).
Déjà, en Grec, il y a l'alphabet ... Il faut non seulement apprendre à parler, mais réapprendre à lire et écrire si on ne veut pas rester illettré(e), ce qui est affreux quand on a un train, un bus ou un métro à prendre, ou tout simplement des étiquettes ou modes d'emploi à déchiffrer ..
Ensuite, il y a la prononciation, possédant tous les écueils propres à d'autres lanques Européennes : le "R" roulé à la mode italienne, le "CH" - à prononcer comme "Achtung" ou la "jota" espagnole suivant sa sensibilité - le "TH" - anglais ..
Et puis, comme si cela ne suffisait pas, il y a la grammaire avec des déclinaisons (tout se décline, même les noms propres) ... , des temps de conjugaisons qui ne sont pas les mêmes qu'en Français (aoriste) ...
Pour vaincre tous ces handicaps, je regarde la télévision, m'efforçe de lire les sous-titres des films étrangers, j'écoute des chansons et je puise des renseignements dans toutes sortes de livres : dictionnaires, livres de conjugaisons, de grammaire, lexiques en tous genres ...
J'arrive, grâce à cette bibliothèque,(qui certes n'a pas encore le même nombre de volumes que la Bibliothèque François Mitterand), et avec beaucoup d' efforts, à lire, écrire et parler suffisamment pour être autonome et j'en suis très fière, mais parfois il y a des ratés ...
La semaine dernière, j'ai été demander à un ami Grec de me donner le N° de téléphone d'un plombier et je ne comprenais pas pourquoi il avait l'air si interloqué devant cette demande banale qu'il me semblait avoir formulée avec le vocabulaire, la déclinaison et la conjugaison adéquates ...
Je cherchais un "Hydrologos" (en traduction littérale : un spécialiste de l'eau", ce qui pour une fuite à l'évier peut sembler excessif) ... ... Un plombier se disant : "Hydravlikos", soit en traduction littérale "Hydraulique", je n'étais pas si loin ) ...
Ceci étant, nous avons bien ri de ma fantaisiste traduction...
Peu après, un matin, (toujours en attente du plombier), le téléphone sonne, et pensant que c'était "mon Hydravlikos", j'ai passé une 1/2 heure à expliquer mes problèmes de robinets et de chasse d'eau à un pauvre garçon qui était livreur chez "UPS" et qui tentait de connaître mon adresse pour me livrer un colis qui en provenance de France ...
Lui, ça ne l'a pas fait rire ...

jeudi 18 janvier 2007

Le Cri du Poulpe ...


Aujourd'hui, il fait gris et le "Papou Baby-sitter" n'a pas jugé bon de sortir faire un tour de poussette avec son petit-fils sur le port (Voir la Chronique d'hier) ...
Les barques des pêcheurs sont encore à quai , malgré l'heure tardive ... (y-aurait-il un avis de tempête en prévision ?) ...
En revanche, près du phare, il y a beaucoup de pêcheurs de poulpes, alignés le long des quais, qui pratiquent une technique qui attire mon attention ...
Ils ne sont pas équipés de cannes à moulinets,( outils pratiques mais encombrants, qu'il faut savoir manier avec adresse, sous peine, non seulement de "casser" mais aussi de ne pas attraper la moindre friture )...
Ils ne possèdent qu'un simple rouleau de fil à pêche au bout duquel est accroché un leurre à un hameçon qu'ils trempent dans l'eau ...
Ils attendent, patiemment, qualité universelle indispensable à la pratique de la pêche , tout en conversant avec leur voisin (Là, c'est moins banal, le pêcheur Français, lui, ne supportant pas un bruit, pas un murmure pour que "ça morde"! Mais ici, les poissons doivent être sourds !) ...
Lorsque le fil commence à tirer, d'un geste sûr, ils le réenroulent rapidement autour de la bobine et ramènent leur prise ...
Cela paraît si simple, si enfantin, que je me prends à rêver : "Et si, moi aussi, je m'adonnais à cette pratique ? "
Seulement, voilà, une fois sorti de l'eau, il faut d'abord décrocher le poulpe (opération assez désagéable, surtout sans anesthésie, mais en faisant vite et en respirant bien fort, cela doit être possible..), puis avant de le faire sécher au soleil, il faut le battre, le battre,... pour l'attendrir ...
Alors, à l'idée d'avoir à cogner sur ce pauvre poulpe innocent , qui de surcroît, ne m'aurait rien fait, et d'imaginer son cri de douleur résonnant
jusque dans le Golf de Corinthe, je suis sagement rentrée à la maison préparer un déjeuner à base de yahourt, sans poisson... Le cri du poulpe m'avait bouleversée ...